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Hommage de Driss Sans Arcidet au général Dumas PDF Imprimer Envoyer
Dans la presse - Articles de presse
Mercredi, 18 Février 2009 00:00

mercredi 18 février 2009

Il y a quelques années, ce plasticien atypique avait fait sensation avec une oeuvre « atomique » rapidement censurée. Cette fois, il rend hommage au père d'Alexandre Dumas en plein Paris.

« L'année de l'investiture d'Obama, au moment où beaucoup parlent de diversité, et compte tenu des problèmes en Guadeloupe et en Martinique, cette oeuvre présente un relief particulier. »

Biographe et président de l'association des Amis du général Dumas, qui portait le même prénom qu'Alexandre, son célèbre fils romancier, Claude Ribbe est ravi qu'un tel hommage soit rendu au « premier général d'origine africaine de l'histoire de l'Occident.

« C'est peut-être la figure la plus attachante de l'histoire de la diversité. Anatole France disait même de lui qu'il était le plus grand des Dumas. Celui qu'on appelait le fils de la négresse a risqué soixante fois sa vie pour la France. »
Pour l'anecdote, on le surnommait aussi « Monsieur d'Humanité ». Dans les esprits, Alexandre Dumas rimera à jamais avec d'Artagnan et « Les trois mousquetaires ». Mais force est de reconnaître que son père, de son vrai nom Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie, méritait bien un tel hommage. Trois ans après le bicentenaire de sa mort, c'est un artiste caennais qui lui rend cette justice : le fantasque plasticien Driss Sans Arcidet.

Inauguration au printemps

L'idée de ces deux fers de 2,6 tonnes chacun a germé fin 2006. L'artiste caennais décroche alors un marché public en mémoire du fondateur des Chasseurs alpins. Le budget est à la hauteur de l'oeuvre : 200 000 €. Celle-ci sera exposée en plein XVII e arrondissement à Paris : place du Général-Catroux, jadis « place des trois Dumas ». Là précisément où les deux pinces seront scellées ce matin.

Hier, un convoi est venu les chercher à l'entreprise Spiral, aux portes de Ouistreham. Plusieurs entreprises locales ont participé à leur élaboration. À l'automne, Driss Sans Arcidet s'est aidé de Dominique Tillard, serrurier de métier, pour confectionner les chaînes dans un hall du parc-expo. Les coquilles ont été confiées à un sous-traitant à Bavent. Spiral s'est chargé de « rouiller » ces deux colossales sphères d'acier.

« L'une est ouverte, elle représente le général Dumas à ses débuts : né d'une métisse et d'un noble expatrié à Haïti, donc fils d'esclave, relate l'artiste. L'autre est une boucle fermée, allégorie de son statut de général sous Napoléon. La boucle de sa vie. » Ce monumental diptyque sculptural sera probablement inauguré début avril. Claude Ribbe attend peut-être « 10 000 personnes » le jour J, autour de Bertrand Delanoë. « Plusieurs milliers d'Antillais », gage le biographe. « Et pas mal de bruit, car cette oeuvre pourrait créer une polémique auprès des riverains. » Driss Sans Arcidet connaît la musique. À l'image de sa « bombe atomique », qui avait soulevé un tollé du côté de l'Hôtel d'Escoville il y a quelques années, ses oeuvres sont habituées à un certain retentissement.

Raphaël FRESNAIS.

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